Articles

Rôle du Marché des Changes dans l'économie:





 Petite enquête sur l'effet du taux de change de l'euro
Selon que vous soyez importateur ou exportateur, un euro fort peut vous rendre consterné ou heureux. Une petite enquête pour le vérifier.

On dit souvent que l’appréciation de la monnaie nationale d’un pays pénalise ses exportations, car elle les rend plus chères. Or, c’est bien le cas actuellement des pays européens. Et c’est bien sûr l’inverse pour les Américains.
Dès lors, quel est l’impact de l’appréciation de l’euro face au dollar sur le marché libanais, dont la majorité des importations provient de la zone euro, et où le dollar américain (avec notre régime de change fixe) constitue la principale devise des transactions ?
En deux ans (2002-2003), l’euro a gagné près de 38 % face au dollar, et donc à la livre libanaise. Le prix des produits européens importés sur le marché libanais aurait, pour sa part, augmenté d’environ 15 % en moyenne en 2003. C’est ce qui ressort d’une enquête rapide que nous avons effectuée sur des produits standardisés, d’origines française et allemande, notamment des cosmétiques et des produits d’hygiène personnelle.
En revanche, la dépréciation du dollar face à l’euro devrait augmenter nos exportations, libellées en dollars, et en même temps diminuer nos importations originaires de la zone euro.


Était-ce le cas ? Les exportations ont en effet augmenté de près de 40 % en 2003 par rapport à l’année dernière ; un taux jamais atteint en une seule année, même si nous ne savons pas exactement quel est l’impact de chacun des facteurs qui ont provoqué cette hausse. Mais en considérant que tous les autres facteurs sont égaux par ailleurs, d’une année à l’autre, l’effet euro devrait peser en gros 15 % des 40 % de la hausse constatée (les augmentations des exports des deux années précédentes ont été par exemple de 18 et 25 % respectivement). En revanche, les produits européens importés ont très peu régressé en volume sur le marché libanais. Dans le secteur de l’automobile par exemple, les voitures européennes gardent une part de marché majoritaire avec près de 46 % des ventes de voitures neuves. Et la substitution de véhicules européens par des marques américaines n’a pas eu lieu.


Il ressort également d’entretiens effectués auprès d’agents libanais de médicaments européens que l’importation de ces derniers n’a pas diminué en volume : environ 60 % des médicaments sur le marché libanais proviennent toujours de l’Europe. D’autant que la substitution des médicaments européens par d’autres origines n’est pas évidente, vu la particularité de ces produits.
Il ne faut pas cependant oublier les pertes de change subies par les importateurs libanais, lorsque leurs contrats avec les exportateurs européens sont libellés en euros, ce qui est souvent le cas. Car ils ont dû, à maintes reprises, régler leurs achats plus cher qu’à la date de livraison de la marchandise. Situation qui les pousse à prendre des mesures de protection contre le risque de change, en passant, par exemple, par les astuces financières que constituent le change à terme ou les positions sur le marché Forex.


Voir les liens si dessous :


 

 
  Annuaire gratuit Compare le Net
 gratuit annuaire gratuit
 Classement des sites Francophones Site référencé par Aquitaweb.com
BlogZone | Annuaire phpBB SEO   |

Créez dès maintenant votre blog complet :
 Nom de votre blog :


Accueil  Email: web.m@live.fr  IP:

 


Posté le 14/08/2008 | 104 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

Etude de Marché:

Bien connaître et comprendre son marché

L'appellation "étude de marché" peut en intimider plus d'un qui ne se sentent pas suffisamment compétents pour se lancer seuls dans cet exercice. En fait, une étude de marché reste avant tout une affaire de bon sens. Elle doit permettre d’apporter des réponses précises aux questions suivantes :

1) Que va-t-on vendre et pourquoi ?
On doit pour cela affiner au maximum les caractéristiques de ses produits ou de ses services : spécialisation, niveau de qualité, avantages, gamme, présentation, finition, conditions d’emploi, prestations complémentaires, etc...
Et rechercher l’origine de son idée : pourquoi vendre tel produit ou proposer tel service et pas autre chose ?

2) A qui vendre ?
Il est important de définir le plus précisément possible sa clientèle :
- Sa répartition : entreprises, associations, institutions, collectivités, individus, couples, familles...
- S’agit-il d’une clientèle homogène ou hétérogène ?
- Quelles sont ses caractéristiques ? Taille, activité, chiffre d’affaires pour les entreprises ; âge, catégorie socioprofessionnelle pour les particuliers, etc.
- Quel est son niveau de consommation ou taux d’équipement ?
- Est-elle concentrée, dispersée, de passage, de proximité... ?

3)  A quel besoin correspond le produit ou service ?
Quelles sont les attentes des futurs clients ? Gain de temps, de place, d’argent, besoin de sécurité, de confort, de nouveauté, etc.
Quels avantages l'entreprise va-t-elle leur apporter ? Garantie de qualité, de technicité, de ponctualité, de souplesse, de délais d’exécution, horaires, étendue du choix, etc.…

4) Comment vendre ?
Quels modes de fonctionnement et de vente sont-ils envisagés ?
Il est important de réfléchir longuement à ce point pour adapter le mode de distribution aux habitudes de la clientèle : achats sur catalogue, après essai, sur références, après démonstration, à domicile, après devis, par appel d’offres, etc...

5) Quels sont les concurrents ?
Il est impératif d’analyser les atouts des concurrents directs, c'est à dire proposant un produit ou service identique, et des concurrents indirects, c'est à dire offrant un produit ou service différent mais satisfaisant le même besoin : notoriété, ancienneté, accessibilité, publicité, surface de vente, étendue de la gamme, tarifs proposés, facilités de paiement., etc.... :

6) Quels sont les moments propices à l’achat du produit ou du service ?
- L'activité de la clientèle visée est-elle assujettie à un calendrier, un planning, ou des horaires particuliers, etc… ?
- La demande est-elle ponctuelle, accidentelle, périodique, saisonnière, régulière, etc.… ?
- Les achats sont-ils programmés, aléatoires, d’urgence, etc...

*Voir aussi les liens suivants:
 

Liens Commerciaux

Moteur de Recherche

Partenaire

 
 

Accueil  Email: web.m@live.fr  Tel: (+212) 067.483.334  Demande Partenariat: web.m@live.fr  IP:
 


Posté le 04/08/2008 | 63 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Avec quelle somme commencer en bourse? afficher l'article...

 


Avec quelle somme commencer en bourse ?

Quand on parcourt les forums boursiers ou quand on reçoit des dizaines d'e-mails par jour, comme chez ABC Bourse, on se rend compte que cette question est une de celles qui reviennent le plus souvent chez les investisseurs débutants.

Le montant dont il faut disposer pour commencer un investissement boursier est appréhendé de diverses façons par les jeunes actionnaires. Souvent, ces derniers ont tendance à occulter des éléments importants, comme les frais de courtage notamment et minimisent largement la somme minimale qui permet d'investir dans de bonnes conditions.

La future réussite boursière ne dépend pas du montant d'espèces qui sera déposée sur le compte. L'actionnaire aisé sera donc mis sur un pied d'égalité avec celui qui ne dispose que de quelques économies pour commencer à investir en bourse.

Toutefois, ce raisonnement atteint ses limites lorsque les dépôts sont trop petits, d'où la raison d'être de cet article. S'il n'y a pas de plafond maximal déconseillé à la somme que l'on peut mettre sur son compte titre, nous vous proposons cependant de vous donner quelques conseils sur le montant minimal.

Bien souvent, on constate que les actionnaires qui sont sous capitalisés, c'est-à-dire disposant de trop peu de fonds, sont ceux qui disparaissent le plus rapidement dans les périodes de crise boursière. Le fait de ne pas disposer d'assez d'argent sur son compte titre a plusieurs conséquences négatives que nous décrivons ci-dessous :

L'incidence des frais de courtage
Passer des ordres en bourse implique de rémunérer l'intermédiaire qui exécute l'ordre pour vous sur le marché. Le tarif moyen d'un ordre de bourse est d'environ 0,5% du montant de la transaction avec un minimum de 10 €.

Si vous achetez des actions et que vous les revendez, vous aurez donc passé deux ordres : un ordre d'achat et un ordre de vente. Cette transaction vous aura donc coûté 20 € au minimum.

Pour commencer à gagner de l'argent, il faudra gagner plus que les frais de courtage. Ainsi, avec le jeu des minimums de perception (10 € par ordre environ) vous êtes pénalisés si vous passez un ordre de petite taille. Passé une certaine taille, il n'y aura aucune différence.

Exemple :

Dans cet exemple, nous partons du principe que les frais de courtage sont de 0,5 % du montant de chaque ordre avec un minimum de perception de 10 € par ordre.

Scénario 1 : Vous achetez pour 500 € d'actions (soit 50 actions Alcatel à 10 € par exemple). Le titre Alcatel progresse de 4 % dans les jours qui suivent, cotant 10,4 €. À ce moment-là, vous décidez de vendre vos 50 actions pour prendre vos bénéfices.

En fait, on s'aperçoit que dans cette opération vous n'avez rien gagné. Vous avez acheté 500 € d'action que vous avez revendu 520 (soit 50 actions à 10,4 €). Comme vous avez passé deux ordres, vous avez payé 20 € de frais de courtage, votre plus-value est annulée, vous n'avez rien gagné.

Scénario 2 : Admettons maintenant, que vous achetiez pour 2500 € d'actions, soit 250 actions à 10 €. Comme dans l'exemple précédent, vous décidez de revendre vos 250 actions à 10,4 € car elles ont bien progressé. Qu'avez-vous gagné ?

Achat (-2500) + Vente (+2600) - courtage (+12,5+13) = + 74,5 euros.

En réalisant une transaction de 2500 €, vous avez gagné 74,5 € soit environ 3 % de gains pour une progression de 4 % de l'action. Le reste étant des frais de courtage.

À partir de cet exemple, que votre ordre soit de 2500 € ou de 25 000 € vous gagnerez toujours 3 % pour une variation de 4 % de l'action. Vous n'êtes plus soumis au minimum de perception des frais de courtage.

Cette incidence des frais est souvent minimisée voire complètement occultée par les actionnaires débutants ce qui est une erreur importante, notamment quand on commence avec peu de liquidités.

On voit également un problème sous-jacent qui fait que lorsque l'on passe de petits ordres on a une pression supplémentaire sur les épaules. En effet, on doit réaliser une performance minimale importante pour pouvoir rentrer dans nos frais (on l'a vu avec une progression d'au moins 4% comme dans l'exemple précédent avec un ordre de 500 €).

Le recours abusif à l'effet de levier
Le SRD permet d'investir plus d'argent que l'on en détient effectivement sur son compte, nos liquidités jouant alors le rôle d'une couverture. En France, le système du SRD permet d'engager au maximum cinq fois plus d'argent que l'on en dispose. Ainsi, avec un petit compte de 2000 €, on peut investir jusqu'à 10 000 € sur des valeurs du SRD à un instant t.

En pratique, on observe que le recours à un effet de levier important est souvent le fait de personnes ayant des petits portefeuilles. Plus les portefeuilles grossissent et plus les investisseurs diminuent l'effet de levier qu'ils s'accordent.

Il ne faut pas oublier que l'effet de levier est à double tranchant, s'il peut démultiplier les gains, il peut également multiplier les pertes. Lorsque l'on est investi en levier cinq, soit le niveau maximal, une variation de 10 % de l'action sur laquelle on est investi, fait varier notre portefeuille de 50 %, à la hausse ou à la baisse suivant le sens de variation de la valeur. On voit avec cet exemple simple le danger qui en résulte.

De plus, les petits portefeuilles étant souvent l'apanage d'investisseurs débutants, le danger est encore plus important.

Pas de diversification possible
Sans rentrer dans les arcanes des théories financières et de gestion de portefeuille, il ne fait pas de doute qu'un portefeuille investi sur une seule valeur est beaucoup plus risqué qu'un portefeuille diversifié qui contient quatre ou cinq valeurs différentes. Un petit investissement de départ ne permettra donc pas d'avoir accès à une diversification du portefeuille, c'est-à-dire effectuer une répartition du risque avec 5 à 10 valeurs différentes.

Imaginons le cas où nous avons acheté des actions d'une société qui annonce le matin avant l'ouverture de très mauvais résultats. Il s'ensuivra alors une forte baisse de l'action, 10 voire 20 % de baisse est un phénomène relativement classique en bourse. Il faudra alors patienter longtemps pour retrouver son prix d'achat en ne pouvant plus investir sur d'autres valeurs.


Conclusion
Nous pensons que le montant minimal pour investir en bourse dans de bonnes conditions est d'environ 2000 €. Cela ne permet pas encore de grande diversification, mais permet de commencer à se placer sur deux à quatre valeurs différentes (1000 € par ligne d'action environ) en modulant l'effet de levier sur le SRD de zéro à deux fois au maximum environ.

Pour entamer une diversification correcte voir à investir sur d'autres produits financiers, vous devrez disposer d'environ 5 à 7 000 €. Enfin, pour pouvoir commencer à se diversifier sur d'autres zones géographiques, compter au minimum 10 000 €.

Si vous ne disposez pas de ce montant minimum pour commencer à investir en direct sur les actions, nous nous vous conseillons dans un premier temps d'acheter des OPCVM (Sicav ou FCP) investies en actions. Cela vous permettra en achetant un seul produit, d'investir sur plusieurs valeurs d'un seul coup. C'est une gestion de votre portefeuille qui sera beaucoup moins dynamique mais qui vous permettra de pouvoir commencer à goûter à la bourse en attendant d'avoir des économies plus importantes.

 

 


Posté le 30/07/2008 | 61 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Avec quelle somme commencer en bourse? afficher l'article ...

 


Avec quelle somme commencer en bourse ?

Quand on parcourt les forums boursiers ou quand on reçoit des dizaines d'e-mails par jour, comme chez ABC Bourse, on se rend compte que cette question est une de celles qui reviennent le plus souvent chez les investisseurs débutants.

Le montant dont il faut disposer pour commencer un investissement boursier est appréhendé de diverses façons par les jeunes actionnaires. Souvent, ces derniers ont tendance à occulter des éléments importants, comme les frais de courtage notamment et minimisent largement la somme minimale qui permet d'investir dans de bonnes conditions.

La future réussite boursière ne dépend pas du montant d'espèces qui sera déposée sur le compte. L'actionnaire aisé sera donc mis sur un pied d'égalité avec celui qui ne dispose que de quelques économies pour commencer à investir en bourse.

Toutefois, ce raisonnement atteint ses limites lorsque les dépôts sont trop petits, d'où la raison d'être de cet article. S'il n'y a pas de plafond maximal déconseillé à la somme que l'on peut mettre sur son compte titre, nous vous proposons cependant de vous donner quelques conseils sur le montant minimal.

Bien souvent, on constate que les actionnaires qui sont sous capitalisés, c'est-à-dire disposant de trop peu de fonds, sont ceux qui disparaissent le plus rapidement dans les périodes de crise boursière. Le fait de ne pas disposer d'assez d'argent sur son compte titre a plusieurs conséquences négatives que nous décrivons ci-dessous :

L'incidence des frais de courtage
Passer des ordres en bourse implique de rémunérer l'intermédiaire qui exécute l'ordre pour vous sur le marché. Le tarif moyen d'un ordre de bourse est d'environ 0,5% du montant de la transaction avec un minimum de 10 €.

Si vous achetez des actions et que vous les revendez, vous aurez donc passé deux ordres : un ordre d'achat et un ordre de vente. Cette transaction vous aura donc coûté 20 € au minimum.

Pour commencer à gagner de l'argent, il faudra gagner plus que les frais de courtage. Ainsi, avec le jeu des minimums de perception (10 € par ordre environ) vous êtes pénalisés si vous passez un ordre de petite taille. Passé une certaine taille, il n'y aura aucune différence.

Exemple :

Dans cet exemple, nous partons du principe que les frais de courtage sont de 0,5 % du montant de chaque ordre avec un minimum de perception de 10 € par ordre.

Scénario 1 : Vous achetez pour 500 € d'actions (soit 50 actions Alcatel à 10 € par exemple). Le titre Alcatel progresse de 4 % dans les jours qui suivent, cotant 10,4 €. À ce moment-là, vous décidez de vendre vos 50 actions pour prendre vos bénéfices.

En fait, on s'aperçoit que dans cette opération vous n'avez rien gagné. Vous avez acheté 500 € d'action que vous avez revendu 520 (soit 50 actions à 10,4 €). Comme vous avez passé deux ordres, vous avez payé 20 € de frais de courtage, votre plus-value est annulée, vous n'avez rien gagné.

Scénario 2 : Admettons maintenant, que vous achetiez pour 2500 € d'actions, soit 250 actions à 10 €. Comme dans l'exemple précédent, vous décidez de revendre vos 250 actions à 10,4 € car elles ont bien progressé. Qu'avez-vous gagné ?

Achat (-2500) + Vente (+2600) - courtage (+12,5+13) = + 74,5 euros.

En réalisant une transaction de 2500 €, vous avez gagné 74,5 € soit environ 3 % de gains pour une progression de 4 % de l'action. Le reste étant des frais de courtage.

À partir de cet exemple, que votre ordre soit de 2500 € ou de 25 000 € vous gagnerez toujours 3 % pour une variation de 4 % de l'action. Vous n'êtes plus soumis au minimum de perception des frais de courtage.

Cette incidence des frais est souvent minimisée voire complètement occultée par les actionnaires débutants ce qui est une erreur importante, notamment quand on commence avec peu de liquidités.

On voit également un problème sous-jacent qui fait que lorsque l'on passe de petits ordres on a une pression supplémentaire sur les épaules. En effet, on doit réaliser une performance minimale importante pour pouvoir rentrer dans nos frais (on l'a vu avec une progression d'au moins 4% comme dans l'exemple précédent avec un ordre de 500 €).

Le recours abusif à l'effet de levier
Le SRD permet d'investir plus d'argent que l'on en détient effectivement sur son compte, nos liquidités jouant alors le rôle d'une couverture. En France, le système du SRD permet d'engager au maximum cinq fois plus d'argent que l'on en dispose. Ainsi, avec un petit compte de 2000 €, on peut investir jusqu'à 10 000 € sur des valeurs du SRD à un instant t.

En pratique, on observe que le recours à un effet de levier important est souvent le fait de personnes ayant des petits portefeuilles. Plus les portefeuilles grossissent et plus les investisseurs diminuent l'effet de levier qu'ils s'accordent.

Il ne faut pas oublier que l'effet de levier est à double tranchant, s'il peut démultiplier les gains, il peut également multiplier les pertes. Lorsque l'on est investi en levier cinq, soit le niveau maximal, une variation de 10 % de l'action sur laquelle on est investi, fait varier notre portefeuille de 50 %, à la hausse ou à la baisse suivant le sens de variation de la valeur. On voit avec cet exemple simple le danger qui en résulte.

De plus, les petits portefeuilles étant souvent l'apanage d'investisseurs débutants, le danger est encore plus important.

Pas de diversification possible
Sans rentrer dans les arcanes des théories financières et de gestion de portefeuille, il ne fait pas de doute qu'un portefeuille investi sur une seule valeur est beaucoup plus risqué qu'un portefeuille diversifié qui contient quatre ou cinq valeurs différentes. Un petit investissement de départ ne permettra donc pas d'avoir accès à une diversification du portefeuille, c'est-à-dire effectuer une répartition du risque avec 5 à 10 valeurs différentes.

Imaginons le cas où nous avons acheté des actions d'une société qui annonce le matin avant l'ouverture de très mauvais résultats. Il s'ensuivra alors une forte baisse de l'action, 10 voire 20 % de baisse est un phénomène relativement classique en bourse. Il faudra alors patienter longtemps pour retrouver son prix d'achat en ne pouvant plus investir sur d'autres valeurs.


Conclusion
Nous pensons que le montant minimal pour investir en bourse dans de bonnes conditions est d'environ 2000 €. Cela ne permet pas encore de grande diversification, mais permet de commencer à se placer sur deux à quatre valeurs différentes (1000 € par ligne d'action environ) en modulant l'effet de levier sur le SRD de zéro à deux fois au maximum environ.

Pour entamer une diversification correcte voir à investir sur d'autres produits financiers, vous devrez disposer d'environ 5 à 7 000 €. Enfin, pour pouvoir commencer à se diversifier sur d'autres zones géographiques, compter au minimum 10 000 €.

Si vous ne disposez pas de ce montant minimum pour commencer à investir en direct sur les actions, nous nous vous conseillons dans un premier temps d'acheter des OPCVM (Sicav ou FCP) investies en actions. Cela vous permettra en achetant un seul produit, d'investir sur plusieurs valeurs d'un seul coup. C'est une gestion de votre portefeuille qui sera beaucoup moins dynamique mais qui vous permettra de pouvoir commencer à goûter à la bourse en attendant d'avoir des économies plus importantes.

 

 


Posté le 30/07/2008 | 215 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Fiscalité des valeurs mobilières cliquer ici pour afficher l'article

 


La fiscalité des valeurs mobilières

Les valeurs mobilières procurent deux types de revenus à leur détenteur, les plus values et les dividendes. Chaque type de revenu possède ses propres caractéristiques fiscales.

Revenus de valeurs mobilières
Le revenu d'une action est le dividende. Toutes les sociétés ne versent pas de dividendes, cette politique de générosité envers les actionnaires leur appartient. Quand un dividende est versé il est payé généralement une fois par an, ou bien, plus rarement, en 2 ou 3 acomptes.
 

Les sommes que reçoit l’actionnaire au cours de l’année sous forme de dividendes sont soumises à l’impôt sur le revenu suivant les règles ci-dessous.

- un abattement de 40% sur les sommes perçues,
- un abattement général de 3 050 euros pour un couple ou de 1 525 Euros pour un célibataire.
- un crédit d'impôt égal à 50% du montant des dividendes mais plafonné à 230 euros pour un couple ou 115 euros pour un célibataire.

Un exemple concret nous aidera à mieux comprendre le fonctionnement.

Exemple

Soit un célibataire ayant perçu 10 000 euros de dividendes sur l’année. Admettons que son taux d’imposition sur le revenu soit de 20%.

 
Dividendes perçus 10 000 €
Abattement de 40% - 4 000 €
Abattement général - 1 525 €
soit, base imposable = 4 475 €
Impôt sur le revenu (20%) 895 €
Crédit d’impôt -115 €
soit, Impôt à payer 780 €


La fiscalité des plus-values

Une plus value est le bénéfice retiré de l’achat et de la vente d’action. Si vous achetez des actions et que vous les revendez plus cher, la différence constituera la plus value.

Les gains et les pertes sont cumulés au cours de l’année, et si votre activité boursière fait apparaître un bénéfice en fin d’année, vous serez imposé sur ce bénéfice.

Les plus values de valeurs mobilières (actions, SICAV, warrants…) sont imposées au taux unique de 18%. A ce taux vient s’ajouter la CSG, la CRDS et les prélèvements sociaux, ce qui porte le total d’imposition à 29%.

Toutefois, il faut savoir qu’il existe un seuil d’exonération. Si le montant annuel des cessions n’excède pas 25 000 euros, vos plus values ne seront pas imposées (le seuil de 25 000 euros s'applique pour les transactions à partir du 1er janvier 2008). Si ce seuil est franchi, vos plus values sont imposées en totalité à 29%. Il est utile de savoir qu'un report (techniquement un achat/vente) est assimilé comme une cession par le fisc, par conséquent le seuil d'exonération est très rapidement atteint.

Si le seuil de cession est dépassé, les plus values sont taxées au premier euro. Autant dire que peu de contribuables échapperont à l'impôt sur les plus-values.

En début d'année, votre établissement bancaire (courtier en ligne, banque, etc.) vous enverra un relevé fiscal mentionnant vos plus ou moins values réalisées dans l'année, ainsi que le montant total des cessions. Si ce total de cessions est supérieur à 20000 euros et que vous avez réalisé des plus values, un impôt de 29% vous sera demandé sur ces plus values.

Remarque : Le seuil d’exonération n’existe que pour la forme. Dans la pratique, la très grande majorité des actionnaires le dépasse allégrement. Si vous achetez et vendez pour 5 000 euros d’actions plus de 5 fois dans l’année, vous dépassez les 25 000 euros du seuil de cessions.

L'impôt de bourse (pour l'histoire)  

Le gouvernement à supprimé cet impôt qui frappait les transactions boursières de plus de 7830 euros depuis le 1er janvier 2008. En contrepartie (sic) il a porté l'impôt sur les plus values de 16 à 18% (respectivement de 27 à 29% en incluant la CSG).

Un cadre fiscal avantageux : le PEA

L'Etat a crée en 1992, le Plan d'Epargne en Action (PEA) pour inciter les épargnants à venir vers la bourse. Les règles du PEA ont d’ailleurs été assouplies en 2003 pour maintenir son attractivité.

Les opérations boursières sur le PEA sont exonérées d'impôt sur les plus values (hormis CSG, CRDS et prélèvements sociaux) cependant il y a des conditions à respecter :

- Toutes les actions ne sont pas éligibles au PEA : seules les valeurs européennes (dont les sociétés ont leur siège social en Europe) sont éligibles. Inutile de penser acheter des titres américains ou japonais dans un PEA.

- Le plan ne doit pas être cassé avant cinq ans, pour bénéficier des avantages fiscaux maximum. C'est-à-dire qu’aucun retrait d’argent du PEA n’est permis, sinon les avantages fiscaux sont perdus et le plan sera immédiatement clôturé.

- Le PEA est également limité par sa taille. Le montant de vos versements sur le plan ne doit pas excéder 132 000 €. Dans le cadre d’un foyer, chaque époux peut ouvrir son propre PEA et ainsi doubler la somme maximale, soit 264 000 €.

- Enfin, dernière contrainte, il n'est pas possible de faire jouer l'effet de levier du règlement à service différé (SRD). Tous les titres doivent être acquis comptant ou vous devez posséder les espèces correspondant à vos achats en compte. Cela ne conviendra pas à ceux d’entre vous qui souhaitent adopter une gestion très dynamique.

En pratique, il est possible de dissocier les opérations de bourse en 2 parties, les opérations au comptant étant réalisées sur le PEA et celles au SRD sur le compte titre traditionnel.

Cette technique permet de profiter partiellement des avantages fiscaux liés au PEA en éliminant une part des contraintes qu'il impose. Cependant elle nécessite de gérer deux comptes distincts.

Que se passe t'il si j'effectue un retrait anticipé sur mon PEA ?

En retirant des espèces de votre PEA avant 5 ans, la fiscalité avantageuse de ce dernier est altérée, elle peut même être plus pénalisante que la détention d'actions hors PEA. Vous trouverez ci-dessous le barème fiscal en cas de retrait anticipé :

- retrait entre 0 et 2 ans : l'imposition des plus values (CSG et CRDS comprises) est de 33,5 %.

- retrait entre 2 et 5 ans : l'imposition des plus values (CSG et CRDS comprises) est de 29 %.

Remarque : si vos cessions annuelles sur le PEA ne dépassent pas 25 000 euros, vous ne serez toutefois pas taxé.

Cas exceptionnels de déblocage anticipé du PEA

Depuis 2008, il faut savoir que a loi exonère d'impôt sur le revenu (mais pas de prélèvements sociaux) le retrait ou le rachat de sommes ou valeurs d'un PEA, intervenant avant le délai de 5 ans, sous certaines conditions :

- Les sommes correspondant au retrait ou au rachat doivent être affectées dans un délai de 3 mois au financement de la création ou de la reprise d'une entreprise ou d'une société.

- Cette dernière doit être exploitée personnellement ou dirigée par le titulaire du plan, son conjoint, ses descendants ou ses ascendants.

- Les sommes correspondant au retrait ou au rachat doivent faire l'objet d'une souscription en numéraire au capital initial de la société, à l'achat d'une entreprise existante, ou être versées au compte de l'exploitant de l'entreprise individuelle créée depuis moins de trois mois à la date du versement.

Les retraits ou rachats avant le délai de 5 ans n'entraînent pas la clôture du PEA mais aucun versement ne pourra alors être effectué.

 

 


Posté le 30/07/2008 | 65 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Rechercher dans les articles

Vous recherchez ? :



Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Reporter un abus | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion

Créer un blog gratuit avec Blog4ever